CES LIBANAISES QUI GRAVISSENT LES SOMMETS DANS L’UNIVERS BUSINESS

L’effondrement et la paralysie de la nation aux cèdres en proie à une profonde crise politique, économique et sociale abyssale depuis plusieurs années, renvoie à travers le classement Forbes Middle East des 100 femmes les plus puissantes du Moyen-Orient en 2023, publié cette semaine, une tout autre image des forces vives du Liban. Car dans ce dernier, 9 femmes d’affaires libanaises occupent une place prestigieuse.

Alors que la monnaie libanaise a perdu plus de 90 % de sa valeur et que près de 80 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, que le taux d’inflation inflation a atteint 160% en 2022, plaçant le Liban au sixième rang des pays du monde en termes d’insécurité alimentaire par habitant, la présence de ces neuf femmes conduit à s’interroger : qui sont elles, que font-elles ?

Comme chaque année, ce classement Forbes désigne des entrepreneures travaillant dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (zone MENA). Ces femmes occupent des postes de direction et/ou de gestion dans de grandes compagnies régionales, voire internationales. Les critères sur lesquels se basent les auteurs du classement sont par exemple l’impact de ces entrepreneures sur le marché régional, la taille de l’entreprise et le nombre d’années d’expérience.

L’occasion de préciser que les cent femmes sélectionnées sont de 27 nationalités différentes et interviennent dans 27 secteurs différents.
Le domaine de la finance et le secteur bancaire dominent le classement avec 23 entrées. Ils sont suivis de 11 business dits « divers », 8 dans le secteur de l’investissement, 6 dans le commercial et 5 dans la santé.

Parmi les pays où sont basées ces entreprises, c’est aux Émirats arabes unis qu’elles se trouvent en plus grand nombre (15), suivis par l’Égypte (12) et l’Arabie saoudite (11). Et c’est l’Émiratie Hana al-Rostamani, PDG de First Abu Dhabi Bank (FAB), qui remporte la première place de ce classement cette année.

En consultant L’Orient-Le Jour, le seul quotidien libanais d’expression française, Women eLife a pu en savoir plus au sujet des neuf femmes libanaises qui figurent cette année au top 100.

Samira Bouazza, première libanaise du classement se place à la 18e position des femmes les plus influentes de la région MENA en 2023 en tant que PDG du groupe Multiply.
Fondée en 2003 et impliquée depuis dans plusieurs secteurs dont les médias, l’énergie, la beauté et l’économie numérique, la société est entrée à la Bourse d’Abou Dhabi en décembre 2021.
L’an dernier, Multiply Group a acquis 7,3 % des parts de la Compagnie nationale d’énergie d’Abou Dhabi (TAQA) pour 2,7 milliards de dollars et 80 % de la holding International Energy.

On trouve ensuite Mona Ataya, à la 32e place.
Cette Libano-Palestinienne fait partie de ce classement pour la troisième année consécutive et a également été classée dans celui concernant les 50 entrepreneurs de plus de 50 ans en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique en 2023, dans lequel l’artiste Najwa Karam est également classée.
Cofondatrice de Mumzworld, première plateforme régionale de vente en ligne de produits et d’accessoires pour mamans et nouveau-nés lancée en 2011, Mona Ataya est depuis 2021 PDG du groupe saoudien Tamer qui a acquis la plateforme en 2021.
Aujourd’hui, cette plateforme sert 2,5 millions de clients avec plus de 350 000 produits de 6 500 marques mondiales à travers le Moyen-Orient.

Sur la dernière place du trio de tête des Libanaises du classement Leila Sarhan, décroche la 40e place en compagnie de sa collègue émiratie Saeeda Jaffar.
Leila Serhan est vice-présidente de la société de cartes de paiement Visa et gérante du groupe supervisant les pays faisant partie du Conseil de coopération du Golfe.

Dans le secteur pharmacologique, Olfat Sami Berro se trouve à la 50e place pour l’entreprise Roche où elle est cheffe du département Moyen-Orient.

Neuf places plus loin s’est établie Rima Assi, une Franco-Libanaise, principale associée et directrice associée de la société McKinsey à Abou Dhabi.

Farah Foustok est, pour sa part à la 68e place en tant que PDG pour le Moyen-Orient de l’entreprise Lazard Asset Management.

Se succèdent ensuite à la 70e, 74e et 98e places : Leila Hoteit (directrice générale et partenaire associée de Boston Consulting Group), Elda Choucair (PDG d’Omnicom Media Group) et May Nasrallah (fondatrice et présidente exécutive de Novo Partners).

En constatant les succès de ces Libanaises dans le monde des affaires, on se prend à rêver d’un retour de la prospérité au Liban, ces femmes apportant la claire démonstration de savoirs faire dont le pays aux cèdres aurait grand besoin.

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