WOMEN eLIFE : UN ŒIL SUR LA GUERRE, UN ŒIL SUR LA PAIX

Aujourd’hui on ne peut former qu’un vœu : qu’un accord de cessez-le-feu lors des pourparlers entre délégations russe et ukrainienne mette fin aux offensives de l’armée russe en Ukraine et surtout épargne les civils (femmes, enfants, personnes âgées).

Sans se détourner de sa ligne éditoriale qui a pour objectif de mettre l’accent sur les idées, projets et actions de femmes dans tous les domaines, à l’échelle nationale et internationale, Women eLife, magazine féminin indépendant ouvert sur le monde, regarde les réalités en face et donne de la voix.

D’où l’accent mis dés l’aube de 2022 sur ce qui menaçait de se produire en Ukraine avant que l’invasion de l’armée russe dans ce pays n’occupe depuis le 24 février la une de l’actualité.
L’occasion de préciser que les sujets abordés, font appel à de nombreuses analyses et vérifications d’informations recueillies auprès d’un réseau de correspondants et médias présents dans 50 pays.

L’éclairage apporté sur les évènements liés à cette guerre, permet de revenir en préambule sur « Enfants-soldats : du Virtuel au Réel » écrit par Patrick Gorgeon, paru aux Éditions Maïa fin octobre 2021.
Bien qu’il s’agisse d’un roman inscrit sur fond de guerre en Syrie et de terrorisme, le personnage principal de ce livre dénonce les risques qu’il lui parait impossible d’ignorer et donne à réfléchir quant à la menace de déclenchement d’un grave conflit armé à nos portes, malheureusement devenu réalité.

Qu’il s’agisse de chroniques épistolaires et audio, quelques-uns des temps forts, dont Women eLife s’est fait l’écho, méritent de vous être rappelés au cas où vous n’auriez pas suivi la programmation quasi-quotidienne de ces dernières.

Car comme il est possible de le constater, votre magazine féminin s’est avant tout attaché à mettre en avant les actions menées par des femmes en faveur de la paix, dans des domaines touchant non seulement la politique, mais aussi l’économie, le social, l’environnement, voire les arts et sports.

Concernant plus spécifiquement l’Ukraine, dont il a été question dans les derniers mois de 2021, tout a véritablement commencé le 11 janvier 2022 avec la publication d’une photo de femmes soldats chaussées d’escarpins lors d’une répétition de la parade militaire organisée le 24 août dernier, à l’occasion du 30e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine.
Cette image conduisait à poser la question : Ces femmes seront-elles amenées à intervenir alors que des bruits de bottes russes se font entendre sur la zone frontalière russo-ukrainienne ?

Le 12 janvier, Women eLife faisait état de l’inquiétude manifestée par Kaja Kallas, Première ministre de l’Estonie depuis 26 janvier 2021, dont le pays membre de l’Union européenne depuis mai 2004, a rejoint cette même année l’OTAN.
Il était précisé que ce pays qui héberge depuis 2017 un bataillon multinational destiné à permettre une réaction rapide en cas d’offensive russe, révélait un besoin de protection également éprouvé par la Lituanie et la Lettonie.

Le 24 janvier, alors que la France comme d’autres pays s’employait à sortir, une fois pour toute, d’une crise sanitaire aux conséquences sur fond d’échéance de la présidentielle, nous estimions qu’il fallait avoir le courage de ne pas se masquer des réalités géopolitiques autrement préoccupantes. D’où un titre sans ambiguïté qui invitait à porter un regard sur une crise à haut risque.

Conscient de l’évolution préoccupante de la situation en Ukraine, Women eLife annonçait, le 24 février, un changement de programme.

Ce dernier allait se traduire par la réalisation et mise en ligne de nombreuses chroniques teintées, parfois d’inquiétude, parfois d’espoir en un règlement pacifique du conflit.
Face à l’obstination du président russe de s’emparer de l’Ukraine et à la détermination du président ukrainien, de ne pas céder à la tentative de prise de contrôle de son pays par la Russie, il importait de suivre les négociations russo-ukrainiennes, qui en dépit de leurs échecs ont montré que le dialogue reste ouvert.
Il faut donc souhaiter que la quatrième séance de pourparlers qui a lieu aujourd’hui apaise le climat de tension qui se solde par de nombreuses victimes civiles.
Les sanctions imposées à la Russsie par les pays occidentaux membres de l’OTAN, ne permettent toutefois pas de miser sur une sortie rapide d’un différend aux racines profondes.

En dépit de la dramatique guerre dont l’intensité ne faiblit pas, Women eLife avait tenu à saluer l’exploit de la patineuse artistique russe, Kamila Valieva, lors des JO de Pékin.
Un succès qui allait comme un mauvais présage, se trouver remis en question pour cause de dopage.

De la même façon, le 7 février, Women eLife s’intéressait à Olga Ouskova, une Russe directrice générale de la société Cognitive Pilot, l’une des principales entreprises spécialisées dans le développement de logiciels basés sur l’IA pour le transport terrestre autonome, y compris les machines ferroviaires et agricoles dont le siège social est situé à Moscou.
Nous soulignons alors tout l’intérêt du système mis au point permettant à la récolte de se faire au centimètre près, en ne laissant aucune zone sur pied, sans nécessité d’un nouveau passage, générant du même coup une économie de carburant.
Mais c’était avant que les cours des matières premières, entre autres du blé, ne s’envolent sur fond d’une inflation généralisée sur tous les produits de base essentiels ( métaux, pétrole, gaz etc)

Le 5 mars, l’interview de Masha Kondakova, actrice et réalisatrice ukrainienne du documentaire « Inner Wars » dans lequel trois protagonistes Ira, Lena et Lera, engagées dès 2014 dans l’armée ukrainienne, rares femmes parvenues à rejoindre le front des opérations, généralement réservé aux hommes, apportaient la démonstration de leur capacité à s’imposer dans ce milieu masculin, souvent terriblement machiste.
Or depuis le 24 février, face aux attaques menées par l’armée russe en Ukraine, les femmes de tous âges et conditions sociales, n’hésitent plus à se battre aux côtés des hommes, pour défendre leur pays et leur liberté.

Le 7 mars, Women eLife faisait étape en Slovaquie. Tout d’abord parce que ce petit pays d’Europe orientale (33 846 km²), le plus pauvre d’Europe, ancienne république soviétique, enclavé entre la Roumanie et l’Ukraine, se heurte
à d’énormes difficultés liées aux combats menés par l’armée russe qui font rage dans de nombreuses régions et villes d’Ukraine.
Ensuite parce que Maia Sandu qui a été élue présidente de la république moldave le 24 décembre 2020, doit faire face à une situation inextricable concernant à la fois l’afflux de réfugiés ukrainiens sur son sol et la menace d’être à son tour envahi par la Russie.
Le conflit a en effet provoqué l’entrée de près de plus de 70 000 citoyens ukrainiens dans le pays.

Aujourd’hui, ce sont plus de 3 millions d’Ukrainiens, essentiellement des femmes, des enfants et des personnes âgées, qui ont dû fuir pour se réfugier dans des pays frontaliers : Pologne, Roumanie, Hongrie, Slovaquie, Géorgie…, sans oublier l’accueil des Ukrainiens assuré par bien d’autres pays membres de l’Union européenne.

Dans l’attente qu’un accord fasse entendre raison aux protagonistes et signe la fin de cette guerre qui frappe aux portes de l’Europe, Women eLife soutient tous les efforts qui seront faits pour parvenir à une paix durable.

Laisser un commentaire