NICOLA STURGEON RECONDUITE PREMIÈRE MINISTRE EN ECOSSE

Le SNP dirigé par Nicola Sturgeon, a remporté 64 des 129 sièges de Holyrood, lors d’une élection qui a enregistré un taux de participation en nette augmentation (+ 10 points).
Le résultat quasiment identique à celui de 2016, permet à la première ministre écossaise âgée de 50 ans de rempiler pour un mandat de quatre ans, même si l’objectif fixé n’a pas été atteint.

Il n’aura manqué qu’un siège au Parti national écossai (SNP) pour décrocher la majorité à l’occasion des élections parlementaires écossaises qui se sont déroulées samedi.
Les Verts écossais ont pour leur part vu huit candidats élus donnant aux partis indépendantistes à Holyrood près de 56% de tous les sièges.

Les espoirs de Surgeon d’obtenir la majorité ont été douchés après la victoire des conservateurs écossais qui ont remporté un siège clé du SNP dans l’Aberdeenshire West avec une forte majorité.

La capacité de Sturgeon à contrôler le calendrier et la stratégie visant l’organisation d’un référendum est assurée après l’échec de la tentative d’Alex Salmond de remporter des sièges pour son nouveau parti indépendantiste, Alba qui n’a obtenu environ 2% des voix, les électeurs du SNP n’ayant pas réussi à soutenir ses demandes d’une campagne référendaire immédiate.

Le Parti national écossais (SNP), qui s’est engagé à organiser un référendum sur l’indépendance ouvre la voie à une confrontation avec le Premier ministre britannique Boris Johnson qui pourrait déchirer les pro et anti-Brexit au Royaume-Uni.

Après s’être montré particulièrement ferme dans un entretien accordé au Telegraph vendredi soir en déclarant qu’il pensait «qu’un référendum dans le contexte actuel est irresponsable et imprudent », le premier ministre britannique s’est montré moins offensif à l’issue des élections écossaises soulignant que le travail collaboratif était «dans l’intérêt des personnes que nous servons»

Sturgeon avait précisé vendredi soir sur Channel 4 News que le gouvernement écossais était prêt pour une bataille constitutionnelle avec Johnson, et que son gouvernement légiférerait pour le vote «et que si Boris Johnson voulait arrêter, il devrait aller devant le tribunal».

Une situation qui obligerait le gouvernement britannique à entrer dans le territoire politiquement dangereux en demandant à la Cour suprême du Royaume-Uni d’annuler cette législation, au risque d’augmenter le soutien populaire à l’indépendance en Écosse et de déclencher une bataille constitutionnelle sur les pouvoirs juridiques limités de Holyrood.

Déterminée Nicola Sturgeon avait souligné : «Si les citoyens écossais votent pour une majorité indépendantiste au parlement écossais, aucun politicien n’a le droit de s’opposer à cela.»

Quoi qu’il en soit, au vu des résultats de cette élection en Écosse, il sera intéressant de connaître la réaction de Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne depuis 2019.
D’autant qu’aujourd’hui se tient la conférence sur l’avenir de l’Europe.

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