AVEC GRETCHEN WHITMER LE MICHIGAN EST ENTRE DE BONNES MAINS

Gouverneure de cet Etat des grands lacs, par ailleurs bastion de l’industrie automobile qui compte environ 10 millions d’habitants, depuis 1ᵉʳ janvier 2019, cette démocrate se montre particulièrement efficace face à la COVID-19 et aux besoins de ses administrés.

Cet État du Midwest des États-Unis n’est pas épargné par la pandémie, les dernières estimations faisant apparaître 48 391 cas confirmés et 4 714 décès.
Toutefois, force est de reconnaître que Gretchen Whitmer a su prendre très vite de nombreuses mesures salutaires.

Tout d’abord en déclarant dés le début mars, à l’instar d’autres gouverneurs américains, l’état d’urgence avec la fermeture des écoles et des entreprises et l’interdiction des grands rassemblements.

Dans le même temps, Gretchen Whitmer et son administration ont agi de manière décisive pour répondre aux besoins essentiels d’un grand nombre de travailleurs qui se sont soudainement retrouvés sans emploi.
Bien qu’elle ait hérité d’une agence d’assurance-chômage de l’administration précédente paralysée par des années de coupes budgétaires et de biens d’autres déboires, elle s’est attachée à fournir une assurance-chômage à ceux qui ont perdu leur emploi en raison de la crise économique sans précédent.

Cet énorme effort a d’ailleurs été salué par l’administration Trump, en dépit de différends entre la gouverneure du Michigan et Donald Trump, président des Etats-Unis.
Selon le département américain du Travail, l’État du Michigan a enregistré 1,33 million de demandes d’inscription depuis le 15 mars (représentant un quart de tous les travailleurs du Michigan), et 1,1 million de ces travailleurs ont bénéficié d’une partie des 4 milliards de dollars d’allocations versés.

L’administration Whitmer se fixe également pour objectif de modifier le processus d’indemnisation des accidents du travail, afin de fournir une présomption automatique de maladie professionnelle à ceux qui contractent COVID-19 au travail.

Gretchen Whitmer mesure à quel point les espoirs, les rêves et les aspirations de chaque travailleur pour sa famille sont liés à l’emploi, chacun se montrant très fier des produits fabriqués ou des services apportés. D’où sa volonté d’affronter avec détermination la crise actuelle pour retrouver une économie prospère où hommes et femmes ont une chance équitable de poursuivre leur rêve aux États-Unis.

Gretchen Whitmer a signé mercredi soir à Lansing, capitale de l’Etat, des ordonnances prorogeant celles précédemment signées qui permettent de protéger les résidents et le personnel des établissements de soins de longue durée en leur garantissant l’accès aux services de garde pendant la pandémie de COVID-19.

Le décret exécutif 2020-83 élargit les offres de garde d’enfants dans l’État en permettant aux districts scolaires et aux hôpitaux de gérer des centres de garde d’enfants en cas de catastrophe.
L’élargissement de l’accès aux services de garde continue d’être une priorité pour les travailleurs de la santé, les premiers intervenants et les autres travailleurs essentiels qui continuent de travailler pendant la pandémie.

Parmi les travailleurs désignés comme essentiels, on trouve: les agents de santé, les agents de santé à domicile, les agents de soins directs, les prestataires de services médicaux d’urgence, les premiers intervenants, le personnel chargé de l’application des lois, les agents d’assainissement, les agents de garde d’enfants, le personnel fournissant des services correctionnels, les postiers, le public employé de la santé, les employés clés du gouvernement et le personnel des tribunaux.

Le décret exécutif 2020-84 poursuit les ordres visant à garantir la sécurité des résidents et du personnel des établissements de soins de longue durée grâce à des mandats concernant les patients positifs pour COVID-19 et leurs soins.

Tout établissement rempli à moins de 80% doit continuer d’exploiter une unité COVID-19 distincte du reste de l’installation. Un équipement de protection individuelle doit être fourni à tout le personnel qui travaille dans cette unité. Il est exigé que l’établissement informe ses employés de tout cas de COVID-19 dans les 12 heures et informe le service de santé dans les 24 heures.

Pour un établissement dont la capacité est supérieure à 80%, les résidents dont le test est positif seront envoyés dans un centre régional pour des soins et des traitements. Si le centre régional est plein, le patient sera transféré à l’hôpital. L’ordonnance interdit également aux établissements de refuser l’accueil des patients dans l’établissement après que le patient a été traité pour COVID-19 et récupéré.

Le personnel ne peut pas être sanctionné en cas de non reprise du travail s’il présente des symptômes du virus ou a été exposé à une personne dont le cas a été confirmé.

« Ce virus a créé des défis sans précédent pour les personnes à travers l’État, et en élargissant l’accès aux services de garde pour nos travailleurs de première ligne, nous pouvons leur donner la tranquillité d’esprit pendant qu’ils travaillent pour lutter contre la propagation et protéger nos familles », a déclaré la gouverneure Gretchen Whitmer dans un communiqué de presse.

Selon une enquête d’opinion de la Chambre régionale de Detroit, 57 % des personnes interrogées approuvent son action dans la lutte contre le coronavirus, et 37 % la désapprouvent. Et il est vrai que des manifestations de partisans d’une levée du confinement n’ont parfois pas fait dans la dentelle.

Dans une tribune publiée dans le New York Times, Gretchen Whitmer reconnaît avoir « fait des choix déchirants pour assurer la sécurité des gens » et dit comprendre l’impatience du président des Etats-Unis à déconfiner.

Consciente que les Américains sont tous impatients de revenir à une vie normale, elle souligne que ses homologues démocrates comme républicains des Etats voisins : Ohio, Wisconsin, Minnesota, Illinois et Indiana, le sont aussi. D’où l’impérieuse nécessité de travailler ensemble.

A la lecture de ces informations, on comprend aisément que cette femme gouverneure puisse être pressentie au poste de vice–présidente si le candidat Joe Biden, démocrate, venait à remporter les élections en novembre prochain.

Le Michigan est un Etat clé dont Donald Trump mesure toute l’importance, ce dernier lui ayant permis d’emporter l’élection avec un peu plus de 10 700 voix d’avance sur Hillary Clinton.

A en croire de fervents partisans de Donald Trump, Gretchen Whitmer est la seule démocrate capable d’apaiser à la fois le lobby des entreprises et celui des écologistes.

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