WENDY R. SHERMAN UNE DIPLOMATE AMÉRICAINE SPÉCIALISTE DES MISSIONS DÉLICATES

Alors que la plupart des médias se montrent peu diserts sur une crise qui nous concerne au premier chef, Women e Life rompt le silence.

Nommée le 16 janvier 2021 par Joe Biden, élu président des États-Unis, secrétaire d’État adjoint des États-Unis sous la direction d’Antony Blinken, Wendy R. Sherman est la première femme à occuper ce poste.

Pour avoir joué un rôle déterminant dans les négociations relatives aux programmes d’armes nucléaires et de missiles balistiques de la Corée du Nord et avoir également été la principale négociatrice de l’accord sur le nucléaire iranien, cette femme se voit aujourd’hui confier une nouvelle mission à haut risque d’une extrême complexité.

En appelant la Russie à la désescalade concernant les tensions créées par la présence de 100 000 de ses soldats le long de la frontière ukrainienne, le dialogue entre grandes puissances coince sur le respect des accords de Minsk, l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan et la protection de l’Europe.
Car si les États-Unis se déclarent ouverts au dialogue en vue de la limitation des exercices et des entraînements militaires, ils demandent que la Russie s’engage à faire de même.

Autrement dit dans ce poker diplomatique qui a un relent de guerre froide et se déroule actuellement entre grandes puissances, c’est du donnant-donnant qui se joue.

Après les discussions qui ont eu lieu à Genève, puis à Bruxelles, le Conseil permanent de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s’est réuni jeudi à Vienne pour poursuivre le dialogue entre la Russie, les États-Unis et leurs alliés européens.

Après des discussions tendues à Genève entre les vice-ministres américaine et russe des Affaires étrangères, Wendy Sherman et Sergueï Riabkov, l’Otan et Moscou ont fait mercredi à Bruxelles le constat de leurs profondes « divergences » sur la sécurité en Europe.
Et on comprend qu’un heureux dénouement peine à être atteint très vite en raison des mouvements de troupes russes, surtout lorsque le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell affirme : « Il n’est « pas question de négocier sous la pression ».

Alors que la crise sanitaire masque dans les médias occidentaux un dialogue de sourds entre la Russie et les États-Unis qui pourrait avoir aux dires de l’ambassadeur russe Alexander Lukashevich des « conséquences catastrophiques », la diplomatie est mise à rude épreuve.

En l’état actuel, l’éventuel accord se heurte à une impasse, la Russie tentant de persuader l’Occident d’interdire à l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN et de revenir sur des décennies d’expansion de l’alliance en Europe. Des demandes que les États-Unis ont qualifiées de « non-starters » la Russie rejetant les appels à l’annulation du renforcement de ses troupes près de l’Ukraine et mettant en garde contre les conséquences non spécifiées pour la sécurité occidentale si ses demandes ne sont pas prises en compte.

À l’issue de la réunion de l’OSCE à Vienne, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré qu’imposer des sanctions à M. Poutine reviendrait à rompre les relations. Ces sanctions dévoilées par les démocrates du Sénat américain, viseraient les hauts responsables du gouvernement et de l’armée russes, dont Poutine, ainsi que les institutions bancaires, si la Russie attaque l’Ukraine.

Alors que l’ambassadeur Lukashevich affirme : « La Russie est un pays épris de paix. Mais nous n’avons pas besoin de la paix à tout prix », il ajoute : » La nécessité d’obtenir des garanties de sécurité légalement formalisées pour nous est inconditionnelle. »

Face à ce qui ce que la Russie qualifie « d’impasse ou de différence d’approche », qui font douter côté russe de l’intérêt de prochaines réunions sans évolution sur les points clés, on doit souhaiter que Wendy R. Sherman qui a su par le passé mener à bien d’autres négociations délicates avec l’Iran et la Corée du Nord, sorte un joker en mesure de ramener tout le monde à la raison afin que puisse être scellé un accord pour une paix durable en Europe.

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