UNE KYRIELLE DE FEMMES EXEMPLAIRES ÉCLAIRE L’ACTUALITÉ

Tout en condamnant sans réserve le crime terrifiant commis en France, à Paris, par une femme sur Lola, une jeune fille de 12 ans dont le corps recroquevillé, égorgé avec les membres scotchés et ligotés, a été retrouvé enfermé dans une caisse en plastique, Women eLife reste fidèle à sa ligne éditoriale en privilégiant des évènements d’actualité qui mettent en valeur des femmes.

En l’occurrence, ces derniers touchent à la fois le sport, l’art et la politique à l’échelle nationale et internationale.

Tout d’abord, alors que des manifestations secouent la société iranienne suite à la mort le mois dernier de Mahsa Amini, 22 ans, détenue par la police des mœurs iranienne pour avoir enfreint le code vestimentaire du pays, notre premier regard se tourne vers une Iranienne, dont la photo illustre en premier plan cette chronique.

Il s’agit de Elnaz Rekabi, 33 ans, médaillée de bronze de l’épreuve combinée féminine aux championnats asiatiques de la Fédération internationale d’escalade sportive (IFSC) à Séoul.

De retour mercredi matin à Téhéran, cette athlète iranienne a été accueillie par une foule de supporters et de fans.

En réponse à une question relative à son apparition dans les compétitions sans hijab, elle a expliqué avoir été occupée à mettre ses chaussures et son équipement, oubliant du même coup de mettre mon hijab.

Rekabi a par ailleurs déclaré : « Je suis revenue en Iran l’esprit serein même si j’avais beaucoup de tension et de stress. Mais jusqu’à présent, Dieu merci, rien ne s’est passé. »

Toutefois, ses amis ont déclaré ne pas avoir pu la contacter depuis son retour dimanche dernier, laissant percevoir des inquiétudes pour sa sécurité.

La Fédération internationale d’escalade sportive a déclaré mardi dans un communiqué être en contact avec Elnaz Rekabi et surveiller son état de santé depuis son arrivée en Iran.

« La sécurité des athlètes est primordiale pour nous et nous soutenons tous les efforts visant à assurer la sécurité d’un membre précieux de notre communauté dans cette situation », a ajouté la fédération.

Ensuite, de Sanna Irshad Mattoo, il est question.
Cette jeune Indienne, a en effet remporté le prix Pulitzer de la photographie de long métrage pour sa couverture de la crise du COVID-19 en Inde.

Or cette photojournaliste lauréate du prix Pulitzer du Cachemire sous administration indienne, a déclaré mardi sur Twitter qu’elle avait été empêchée par les autorités de l’immigration de New Delhi d’embarquer sur un vol pour New York afin de recevoir son prix.

« C’est une énorme honte », a déclaré Geeta Seshu, fondatrice du Free Speech Collective, une organisation indépendante qui défend la liberté de la presse, en réaction au tweet.

Il est vrai qu’en juillet, elle s’est heurtée au même problème lorsqu’elle a été empêchée de se rendre à Paris pour le lancement de son livre et sa participation au festival de photographie Arles Rencontres en France.

Reporters sans frontières souligne que le classement de l’Inde dans l’Indice mondial de la liberté de la presse cette année est tombé à la 150e place par rapport au 142e rang de l’année précédente sur 180 nations, dont 1 est la plus libre.

Deux autres nouvelles plus encourageantes concernant des femmes se doivent de figurer au milieu de l’actualité.


Il s’agit du 22e prix Marcel Duchamp, le plus prestigieux de la scène française en matière d’art contemporain, qui a été décerné à Mimosa Echard, une artiste plasticienne française née en 1986 à Alès en France.

En remportant ce prix qui récompense un artiste en milieu de carrière, elle prolonge la série de femmes lauréates, après Kapwani Kiwanga en 2020 et Lili Reynaud-Dewar en 2021, alors que ledit prix avait été, depuis sa création, très largement remporté par des hommes.
Son œuvre puise selon les spécialistes dans la culture pop et la contre-culture psychédélique.

Son installation hybride qui consiste en une large fenêtre panoramique, qui est aussi une image en mouvement perpétuel, brouillée par un flux transparent ininterrompu, à travers lequel on distingue un patchwork de détails, est à découvrir au Centre Georges Pompidou jusqu’au 2 janvier.


Enfin, une autre femme suédoise a toute sa place dans cette kyrielle.
Au lendemain de son élection par le parlement en Suède, le nouveau premier ministre conservateur Ulf Kristersson, dont le gouvernement de droite s’appuie pour la première fois sur une majorité incluant l’extrême droite, a présenté son équipe de 24 membres.

Parmi ces derniers, on remarque la présence de Romina Pourmokhtari, 26 ans, membre du parti Libéral de centre droit dont elle dirigeait jusqu’à récemment la jeunesse.

Bien que sans expérience notable concernant les questions climatiques, cette jeune femme a été nommée ministre du climat.

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