WALLY FUNK OCTOGÉNAIRE S’OFFRE UNE SÉANCE DE TOURISME SPATIAL

5-4-3-2-1-0…Nous sommes aux États-Unis, et ce n’est pas du cinéma !
L’évènement bien réel qui va avoir lieu demain 20 juillet, justifie pleinement que vous vous prépariez à scruter le ciel voire contempliez l’univers intersidéral.

À 82 ans, Wally Funk, une aviatrice américaine réputée, pionnière de la course à l’espace déjà sélectionnée en 1961 comme la meilleure du programme « Mercury Woman in Space » va enfin pouvoir s’envoler dans l’espace, en qualité d’invitée d’honneur aux côtés de quatre autres membres d’équipage et de Jeff Bezos qui ne pouvait s’en laisser conter.

Ce qu’il est sidérant de constater, c’est que cette que cette femme s’est heurtée à bien des difficultés pour briser le plafond de verre durant son parcours professionnel qui demeure exceptionnel.

Originaire du Nouveau-Mexique, elle est dés l’âge de 20 ans, pilote professionnelle, avant d’être confirmée première femme pilote instructrice sur une base militaire américaine, l’année suivante.

Candidate au programme Mercury 13, qui prévoyait en 1961 d’envoyer des femmes dans l’espace, elle se voit contrariée dans son projet de voyage dans l’espace en raison des doutes émis par des experts de la NASA concernant les capacités des femmes dans ce domaine. Or ses qualités avérées lors des tests physiques et mentaux font état de performances supérieures à celles hommes.

Première femme inspectrice de vol de la Federal Aviation Administration (FAA), puis première enquêtrice pour le National Transportation Safety Board (NTSB) en 1971, elle devient la première enquêtrice pour le National Transportation Safety Board (NTSB).

À l’époque, Funk est la seule femme instructrice de vol d’une base militaire américaine qui a formé plus de 700 étudiants et environ 2000 pilotes privés et commerciaux.

Alors qu’elle se tourne vers l’aviation civile, elle va essuyer plusieurs refus de la part de compagnies aériennes qui ne souhaitent pas l’embaucher, comme de nombreuses autres femmes, malgré ses qualifications.

Dans les années 1970, l’acceptation par la NSA des femmes, la conduira à tenter une nouvelle fois sa chance. Mais en raison de la non-détention d’un diplôme d’ingénieur, elle sera de nouveau recalée. En 1995, lorsque Eileen Collins devient la première femme à piloter une navette spatiale, elle est trop âgée pour postuler.

Wally Funk n’a cependant jamais abandonné ses rêves. Il y a une dizaine d’années, elle n’a pas hésité à dépenser 200.000 dollars pour acheter un ticket pour l’espace, chez Virgin Galactica.

Autant dire que sa pugnacité et sa solide santé, lui vaudront très certainement d’être récompensée comme une star.

Wally qui a reçu sa première leçon de pilotage à l’âge de 9 ans, n’affirmait t’elle pas dans une interview accordée il y a quelques années au « Guardian » : « J’ai fait tout ce que les gens n’attendaient pas de la part d’une fille. Il n’y avait rien que je ne pouvais faire ».

À bord du New Shepard, le 20 juillet 2021, pour un vol sub-orbital qui durera 11 minutes, Wally Funk pourra sourire à l’humanité, et même faire un pied de nez à tout l’univers.

Sur le pas de tir et sous les applaudissements de Women e Life !

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UN SUCCÈS EXTRAORDINAIRE POUR LE FIRST HUMAN FLIGHT ( captures d’images saisies lors du retour du Terre du New Shepard )


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