AU MALI LES FEMMES RELÈVENT BIEN DES DÉFIS

Avant d’en venir aux actions exemplaires et salutaires menées par des femmes maliennes qu’une séquence vidéo réalisée par l’ONU met ci-dessous en évidence, force est de constater que le Mali qui représente le plus grand pays d’Afrique de l’Ouest après le Niger et compte environ 19.555.000 millions habitants, connaît une situation particulièrement préoccupante.
L’occasion de mettre en évidence la contribution de ces dernières à un meilleur fonctionnement de la société, démonstration d’engagements qui appellent à bâtir la paix.

Ancienne colonie française du Soudan français, le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960.
Mais avec une économie essentiellement rurale, ce pays enclavé, fait partie des moins avancés sur le plan du développement socio-économique.

Déjà cible d’attaques djihadistes et confronté à des conflits communautaires depuis 2012, le Mali s’est vu de plus suspendre, dimanche 30 mai, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine, lors d’un sommet régional extraordinaire auquel participait une dizaine de chefs d’Etat ouest-africains.
Une décision dictée par le récent double putsch des militaires maliens.

En attendant une transition qui doit s’achever en février 2022 par une élection présidentielle, la Cédéao a appelé « à la nomination immédiate d’un premier ministre issu de la société civile » dénonçant la désignation, vendredi, du chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, au poste de président par intérim à la suite d’un nouveau coup de force à Bamako.

A la tête de la junte qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, Assimi Goïta a contraint, la semaine dernière, à la démission le président de transition Bah N’Daw et son premier ministre Moctar Ouane, avant de se faire désigner président par la Cour constitutionnelle malienne.
Paris, comme l’UE, a dénoncé un «coup d’État inacceptable» après l’arrestation du président Bah Ndaw et du Premier ministre Moctar Ouane décidée par l’homme fort du pays le colonel Assimi Goïta.

Conscient du chaos qui frappe ce pays, Emmanuel Macron a tenu à mettre en garde contre le franchissement de la ligne rouge : « L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie ! »

Dés janvier 2013, la France s’est engagée militairement au Mali contre les djihadistes qui s’étaient emparés du nord du pays, avec l’opération Serval. Et l’opération Barkhane forte de 5.100 hommes actuellement sur place soutient le Mali face à une poussée djihadistes dans la partie du Nord, qui a plongé le pays dans une crise sécuritaire et s’est étendue au centre du pays.

Au-delà de l’importance que revêt la présence de l’armée française, le président de la République a également mis en garde contre un échec d’une politique de développement en Afrique en déclarant : «Je le dis avec lucidité, si on est complices de l’échec de l’Afrique, on aura des comptes à rendre mais on le paiera cher aussi, notamment sur le plan migratoire»
Il a réaffirmé l’impérieuse nécessité d’investir massivement au sortir de la pandémie de Covid-19 et évoqué la mise en place d’un «plan Marshall» pour aider au développement de l’Afrique.

Il a également appelé la communauté internationale à faire preuve de générosité par l’effacement d’une partie de la dette afin d’aider les Africains à bâtir leur avenir.

Autant de raisons qui justifient la mise en valeur des actions de Maliennes sur le plan économique et social, sans oublier le caractère déterminant de l’éducation et de la formation des jeunes.
Ouvert sur le monde, Women e Life salue l’engagement de ces femmes.

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