CATHERINE WOOD TEND LA PERCHE AUX INVESTISSEURS TOURNÉS VERS LE FUTUR

Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, Women e Life se doit aujourd’hui de faire le lien avec l’une de ses récentes chroniques.
Quelle ne fut pas votre surprise d’occidentales d’apprendre que de jeunes iraniennes se passionnaient pour les crypto-monnaies et autres blockchain ?

Women e Life portant un intérêt particulier à l’univers impitoyable de la finance essentiellement dominé par des rapaces de sexe masculin, il fallait à votre webmagazine féminin indépendant ouvert sur le monde s’emparer du cas de Catherine Wood.
Une femme âgée de 68 ans peu ordinaire devenue une réputation à Wall Street.

Branchée high tech, son orientation vers l’avenir se résume par l’une de ses déclarations : «Dieu ne veut pas que nous soyons coincés dans le passé. Il veut que nous allions vers la création nouvelle.»

A tel point que le célèbre Warren Buffett peut quasiment aller se rhabiller, Catherine Wood bénéficiant depuis deux mois d’un nouveau petit surnom: «Money Tree». Au sein du monde financier, ils sont de plus en plus nombreux à croire qu’avec elle, l’argent finit bien par pousser sur les arbres.

Depuis son entrée chez Capital Group à Los Angeles à la sortie de ses études en économie à la fin des années 80, elle a pourtant connu toutes les crises économiques majeures: bulle internet, subprimes et crise bancaire, Covid…
Et c’est parfois dans la douleur, que Catherine Wood a appris tous les rouages des marchés.
Seule sa ténacité lui permet de ne rien lâcher malgré le décollage long et difficile d’Ark Investment, une société fondée avec ses propres économies.

Face à la déroute du marché des crypto-monnaies, la célèbre gestionnaire de fonds a réitéré sa vision fortement haussière sur le Bitcoin.

Un optimisme qui masque mal la chute du cour, le bitcoin menaçant de passer sous la barre des 30.000 dollars après avoir atteint en pleine gloire un sommet à 60.000 dollars
Toutefois, il en faudrait plus pour émouvoir la directrice d’Ark Investment Management qui a déclaré dans une interview à Bloomberg TV qu’elle maintenait son objectif de long terme à 500 000 dollars sur la cryptomonnaie.

En dépit de la décision récente de Tesla de ne plus accepter le Bitcoin comme moyen de paiement, Catherine Wood a déclaré qu’une fois que les énergies renouvelables seront intégrées à la technologie de minage du bitcoin, il en ira tout autrement. Autrement dit à l’en croire : « Elon Musk reviendra et fera partie de cet écosystème. »

A l’instar des actions, le bitcoin peut encore faire face à une plus forte baisse avant de remonter.
A ce sujet le propos de cette papesse de la finance dont le nom résonne à Wall Street n’est pas sans rappeler celui tenu en 2020, en pleine crise du Covid, par Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie qui affirmait contre vents et marées :  » C’est un très bon moment pour acheter, quel que soit l’actif. »

Catherine Wood ne compte pas s’arrêter là puisqu’elle a également évoqué la possibilité de la validation d’un Exchanged Traded Funds ( ETF) sur le bitcoin aux États-Unis cette année, ce qui semble moins probable au vu d’une série de commentaires des régulateurs. Wood pense que le dernier plongeon pourrait être une bonne chose pour les perspectives d’approbation. « Les chances augmentent maintenant que nous avons eu cette correction », a-t-elle déclaré.

Les mois à venir et les performances de ses fonds d’investissement décideront de son destin et de sa fortune estimée par «Forbes» à 250 millions de dollars.
Mais quoi qu’il arrive, l’Américaine aura permis de rappeler que les femmes ont leur place au sein d’un monde financier encore dominé aux trois quarts par des hommes (selon une étude menée à Stanford en 2017).

Sa vision du futur est partagée par Women e Life. Si vous aimez les montagnes russes, vous apprécierez de prendre place sur les marchés financiers. Ça balance pas mal !

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