KAJA KALLAS PREMIÈRE MINISTRE DE L’ESTONIE REFUSE DE CÉDER AUX EXIGENCES RUSSES

L’Estonie a beau ne s’étendre que sur 45.339 km² et ne compter que 1.300.000 habitants, les désaccords majeurs qui ont marqué à Genève les discussions entre l’OTAN et la Russie et donnent lieu aujourd’hui, à Bruxelles, à des entretiens entre les responsables des forces en présence, préoccupent à juste titre la petite République balte.
Les motifs du différend sont connus puisqu’il s’agit du renforcement militaire de Moscou le long de la frontière ukrainienne, mais aussi de la sécurité européenne.
Que l’Estonie éprouve un besoin de parapluie en ces temps menaçants ne peut guère surprendre.

L’inquiétude qu’exprime Kaja Kallas, 44 ans, Première ministre de l’Estonie depuis 26 janvier 2021, dont le pays membre de l’Union européenne depuis mai 2004, a rejoint cette même année l’OTAN à l’instar de la Lituanie et de la Lettonie et héberge depuis 2017 un bataillon multinational destiné à permettre une réaction rapide en cas d’offensive russe, est révélateur d’un besoin de protection.
Et le fait que la Finlande comme la Suède débattent actuellement de leur adhésion à l’Alliance nord-atlantique en apporte la confirmation.

En refusant tout retour en arrière, la fermeté dont fait preuve Kaja Kallas face aux demandes de Vladimir Poutine qui réclame entre autres le retrait des forces alliées déployées dans son pays ainsi que chez ses voisins a, ni plus ni moins, un relent de guerre froide.

Avec Kersti Kaljulaid, première femme élue chef de l’État par le Parlement l’Estonie, sa nomination porte à six le nombre de femmes à la tête des huit pays nordiques.
Âgées de 45 ans en moyenne, elles représentent toutes les nuances de l’échiquier politique, à l’exception des extrêmes, et se retrouvent en première ligne pour gérer la pandémie due au coronavirus.
Si certaines sont critiquées pour vouloir en faire trop, comme la Danoise Mette Frederiksen, leurs pays s’en tirent plutôt bien en Europe.

Il n’y a rien d’étonnant à ce que Women e Life se sente attiré par ce petit pays balte qui a été en 2014, le premier État à offrir la résidence électronique : la e résidence.
Régulièrement citée comme modèle dans l’adoption des technologies de l’information et des télécommunications, la Lettonie est également devenue entre autres, en 2005, le premier État à tenir des élections sur Internet.

Alors que la révolution chantante pacifique de 1987 a mené à la restauration de l’indépendance de l’Estonie le 20 août 1991, on aimerait qu’une rengaine résonne aujourd’hui pour que toujours pacifiquement et résolument tourné vers la paix, le progrès et l’avenir, la Lettonie demeure un parangon en termes de développement et d’avenir.

Au regard des négociations qui se déroulent actuellement sur fond de présence militaire russe en zone frontalière russo-ukrainienne et s’annoncent particulièrement délicates entre l’OTAN et la Russie, Kaja Kallas, jeune première ministre de la Lettonie, sera-t-elle en mesure de faire entendre sa voix et de faire prévaloir l’importance que revêt le respect et l’entente des peuples sur le vieux continent ?

Pour répondre à cette question, il faudra attendre de savoir sur quelles bases un accord a pu être trouvé.

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