SI UNE ENVIE DE VOYAGE VOUS PREND SUIVEZ LUCIE AZEMA

Pour se faire vous prendrez entre vos mains son livre intitulé : «Les femmes aussi sont du voyage – L’émancipation par le départ» paru dernièrement aux éditions Flammarion.

Bâti sur ce rêve d’évasion que vous n’êtes pas seule à partager, ce dernier vous apportera – en dépit des contraintes imposées par une nouvelle période de confinement – de quoi entretenir ce goût de l’aventure que personne ne peut vous reprocher et encore moins vous interdire.

L’occasion d’échapper au syndrome ambiant sur la base de merveilleux projets personnels, qu’il vous sera bien entendu toujours possible de partager.

L’auteure, une journaliste française, appuie dés le départ son féministe raisonnement sur le mythe de Pénélope cantonnée au foyer pendant qu’Ulysse parcourt le monde et multiplie les exploits. De quoi tordre le cou au sexisme et à la misogynie omniprésents dans de nombreux récits masculins.

Sachez que ce rêve de voyage dans des pays lointains qui vous taraude, est aussi celui qui habite 33 % des adolescents qui aspirent à l’aventure, ces derniers privilégiant les Etats-Unis, le Japon et le Canada, en termes de destinations.

A la lecture du livre de Lucie Azema, vous serez amenée à faire fi des obstacles qui semblent vouloir compromettre, du moins à brève échéance, votre projet de voyage au long cours.
Inspiré de la littérature de voyage autour d’écrivains et écrivaines célèbres, mais aussi de son parcours personnel, son essai s’adresse aux femmes qui sont déjà parties et à celles qui n’oseraient pas encore.

Après avoir vécu au Liban, aux Émirats arabes unis, en Inde, en Iran, le regard porté par cette journaliste sur les récits d’aventures vécus par des femmes en d’autres temps en disent long.
A l’instar de Jeanne Barret qui fût dans les années 1850 la première femme à effectuer, sous des habits masculins et le nom de Jean, le tour du monde, comme si la féminité excluait le droit à l’échappée belle.

Il est vrai qu’à l’époque, la plupart des femmes n’avaient pas accès à l’éducation, à un compte en banque, et qu’elles subissaient davantage d’injonctions à enfanter.
Comme l’explique l’auteure, le patriarcat a donc opéré en aval, en invisibilisant leurs parcours, mais aussi en amont, en créant pour elles des conditions d’accès au voyage difficiles.

Bien que cette époque soit révolue, nonobstant certaines avancées perfectibles en matière d’égalité entre les deux sexes, les femmes sont encore souvent davantage dissuadées que les hommes de partir à l’aventure. Une réalité qui se matérialise par des mises en garde concernant notamment leur sécurité.

Le plafond de verre toujours objet de bien des critiques et débats en ce XXIe siècle, peine dans ce domaine comme bien d’autres à laisser passer la lumière qui éclaire la reconnaissance aux mêmes droits que les hommes.
Pourtant, Lucie Azera est formelle : » Lorsqu’elles parviennent à le briser, c’est une incroyable liberté qui les attend. »

Il n’en demeure pas moins vrai que qualifiés d’aventuriers, les hommes sont placés sur un piédestal, virils prenant tous les risques, alors que le terme aventurières est interprété comme le signe de légèreté et d’insouciance. Pourtant, il n’en est rien !

Bien que l’appétence pour les voyages se confirme autant chez les femmes que les hommes, en déduire que la gent féminine parvient aux mêmes résultats serait aller un peu vite en besogne. C’est d’ailleurs parce que le voyage est un enjeu essentiel sous exploré des études féministes, qu’il fallait qu’une observatrice avertie se lance dans le décryptage d’aventures humaines dont les femmes ne peuvent être exclues.

Même confinées, en vous plongeant dans «Les femmes aussi sont du voyage – L’émancipation par le départ» vous aurez entre les mains la révélation que votre rêve d’aventure et de découverte, ne tient plus qu’à vous pour devenir une réalité.

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