ZHANG ZHAN CONDAMNÉE POUR AVOIR DÉVOILÉ DES RÉALITÉS COVID-19

Zhang Zhan a été condamnée lundi à quatre ans de prison pour « provocation de troubles ».

Incarcérée par le régime communiste pour avoir publié sur le Web des vidéos sur l’épidémie de SARS-CoV-2 prises autour de l’hôpital et de l’Institut de virologie de Wuhan dès le début de la pandémie, cette lanceuse d’alerte chinoise se doit d’être saluée pour son courage et la qualité de ses informations.

En apportant les preuves indéniables d’un foyer de chaos dont les conséquences sanitaires, mais aussi économiques et sociales ont pris une dimension planétaire, elle a joué un rôle majeur.

Toutefois, force est de constater que la liberté de la presse paye souvent, notamment dans ce pays, un très lourd tribut.

Agée de 37 ans, cette journaliste-citoyenne a selon des sources crédibles, été soumise à la torture et à des mauvais traitements pendant sa détention et son état de santé s’est sérieusement détérioré.

L’occasion pour le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell de souligner : « Les restrictions à la liberté d’expression, à l’accès à l’information, et l’intimidation et la surveillance des journalistes, ainsi que les détentions, les procès et les condamnations de défenseurs des droits de l’homme, d’avocats et d’intellectuels en Chine sont de plus en plus nombreux et continuent d’être une source de grande inquiétude ».

L’UE a également demandé la libération immédiate de l’avocat Yu Wensheng et de plusieurs autres militants des droits de l’homme détenus et condamnés, ainsi que de personnes qui se sont engagées pour mettre en lumière des sujets d’intérêt public.

Women e Life se joint à l’appel à la libération de Zhang Zhan, une journaliste qui a su décrire et montrer des réalités qui ne pouvaient rester masquées par la campagne de désinformation du régime chinois.

Zhang Zhan fait partie des nombreux reporters encore derrière les barreaux en décembre 2020 en Chine.

De quoi justifier un cri d’épouvante : Huawei !! Huawei!

DERNIÈRE MINUTE….WOMEN e LIFE …DERNIÈRE MINUTE DU 30/12/2020…

Une étude du Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies révèle qu’à la suite des tests sérologiques effectués après le pic épidémique, quelque 480.000 personnes auraient été contaminées par le Covid à Wuhan et non 50.000 comme Pékin l’avait annoncé.

Ce calcul qui reste vraisemblablement très en dessous des réalités témoigne de l’importance des informations communiquées en début d’année 2020 par Zhang Zhan.

De quoi justifier outre sa libération immédiate, la remise à cette journaliste-citoyenne d’un Prix spécial de lanceur d’alerte.

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