CHANGEMENT CLIMATIQUE : REGARDEZ LES REALITES EN FACE !

La photo prise aujourd’hui, à 14H, depuis l’un des sommets de Tignes, qui illustre entre autres cette chronique, témoigne s’il n’en était besoin de l’urgence de la situation.

A plus de 3.100 mètres d’altitude dans les Alpes françaises, cette triste image fait écho aux marches sur le climat du week-end auxquelles ont participé des millions de personnes à travers le monde.

Les dirigeants politiques et économiques qui se réunissent ce 23 septembre, à l’ONU, autour de la question de la lutte contre le changement climatique ont-ils vraiment conscience de ce qui est en train de se produire sous nos yeux ?

En dehors de l’intervention de Greta Thunberg qui tente de mobiliser la jeune génération autour de l’un des défis majeurs que va devoir relever l’humanité, tout sera fait pour faire monter la pression et surtout donner lieu à des engagements concrets de tous les pays pour contenir la hausse des températures dont les conséquences sont incalculables.

Car ce n’est plus de + 2,5°C mais de + 7°C d’ici la fin du siècle dont il est question dans les rapports d’experts du climat (GIEC).

Autrement dit, le temps est compté.

Neigera t’il encore en hiver dans les années à venir  et les  névés  disparus  reviendront-ils un jour ?

Women e Life, webmagazine féminin ouvert sur le monde ne prétend pas pouvoir répondre à cette question.

Mais en regardant cette désolante image de montagnes ayant quasiment totalement perdu leur blanche chevelure dite éternelle, tout laisse penser qu’à moins d’un recours à des procédés artificiels, la mutation du paysage et par voie de conséquence des conditions de vie, augurent un profond changement.

Sacré “champion de la Terre” par l’Onu en septembre dernier, Emmanuel Macron doit lancer ce lundi à New York, lors d’une réunion sur la forêt amazonienne, “un appel à la mobilisation” pour le “poumon de la terre” ravagé par des incendies.

Toutefois, Emmanuel Macron qui s’est engagé dans une offensive “verte”, marquée notamment par son slogan “Make our planet great again”, suscite un certain scepticisme chez les défenseurs de l’environnement qui relèvent un bilan contrasté de son action en France.

Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, pour être entendu et convaincre, il faut avant tout être exemplaire.

Et Emmanuel Macron a beau exhorter les centaines de milliers de jeunes qui se mobilisent pour le climat à travers le monde à privilégier les actions concrètes en faveur de la biodiversité et à cibler la Pologne, qui s’est opposée en juin dernier à l’agenda de neutralité carbone de l’Union européenne pour 2050, l’ambition apparaît limitée.

Selon le chef de l’Etat français : » Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème”.
Et d’ajouter non sans raison :  » Je préfère que tous les vendredis on fasse de grandes opérations de ramassage sur les rivières ou les plages corses”

Ce message envoyé à quelques heures d’un sommet Climat organisé par le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres, apparaît pour le moins manquer d’ambition.

Aujourd’hui, il revient avant  tout aux chefs d’Etat de la planète d’engager de réelles politiques en faveur de la protection de l’environnement. Pour ce faire, ils  doivent mobiliser de très importants moyens financiers, humains et technologiques afin de tenter de limiter les désastreuses conséquences qu’aura inévitablement le changement climatique à l’échelle locale, nationale et internationale.

Dans ce  combat d’avenir à l’échelle planétaire, hommes et femmes de  bonne volonté sont appelés à participer.

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