LES FEMMES SUISSES FONT « COUCOU » C’EST NOUS !

Women e-Life a pris le temps de se rendre en Suisse pour assister aux répétitions qui se déroulent en vue de la Journée nationale de grève des femmes.

Dans presque tous les collectifs, des chœurs se créent, des femmes composent ou détournent des chansons pour que vendredi 14 juin, toutes ensembles, expriment leurs revendications en musique, aussi…

Car au sein de la confédération helvétique, les femmes gagnent en moyenne 19,6% de moins que le hommes. Autant dire que le mouvement devrait être très suivi notamment à Genève où il est encouragé pour obtenir une égalité de traitement.

Bien que l’égalité entre les hommes et les femmes soit inscrite dans la Constitution suisse depuis le début des années 1980 et qu’une loi ait été votée en 1996 pour proscrire la discrimination et le harcèlement sexuel sur les lieux de travail, censée protéger les femmes contre toute discrimination liée à la grossesse, au statut marital ou au genre, beaucoup reste visiblement à faire.


Voici donc l’hymne national de cette journée de grève qui sera chanté dans tous les cantons.

Les Françaises trouveront elles inspiration pour entonner leurs légitimes revendications en termes d’égalité des droits ?
Ecoutez plutôt ce qui va résonner dans les vallées !

Cette manifestation des femmes suisses trouve un bel écho au moment où des dizaines de dirigeants mondiaux participent jusqu’au 20 juin à Genève, à la Conférence internationale du Travail qui marque le centième anniversaire de l’OIT.

Depuis l’adoption de la Déclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail (1998), la Conférence a entre autres une fonction importante. Outre l’examen du rapport global préparé par le Bureau dans le cadre de la procédure de suivi imposée par la Déclaration, la Conférence examine des rapports globaux couvrant successivement les quatre droits fondamentaux, à savoir: a) la liberté d’association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective; b) l’élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire; c) l’abolition effective du travail des enfants; et d) l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession.

De plus, dans son dernier rapport, l’ONU livre une analyse globale de l’écart de rémunération entre hommes et femmes qui conduit les Nations Unies a fixer notamment pour objectif de parvenir à «un salaire égal pour un travail de valeur égale» à l’horizon 2030.

En utilisant les salaires horaires moyens pour estimer l’écart de rémunération entre hommes et femmes, le rapport indique que sur la base des données de 73 pays représentant environ 80% des employés dans le monde, l’écart de rémunération global (pondéré) entre hommes et femmes avoisine les 16%.

Il est également observé que les écarts varient considérablement d’un pays à l’autre, l’écart de rémunération horaire moyen entre les hommes et les femmes allant de 34% au Pakistan à −10,3% aux Philippines, ce qui signifie que dans ce pays, les femmes gagnent en moyenne 10,3% de plus que les hommes.

Quoi qu’il en soit, vendredi, c’est en choeur et avec une  détermination teintée de bonne humeur que les femmes suisses ont choisi de se faire entendre pour obtenir gain de cause.

NB : L’absence de mentions Like est elle dûe à un dysfonctionnement du site ou à un tout autre phénomène ? That is the question !

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