PRESIDENCE DE LA COMMISSION EUROPEENNE : POURQUOI PAS UNE FEMME ?

Ce qui se joue aujourd’hui concernant l’élection de celui ou de celle qui présidera la Commission européenne, permet tout d’abord de rappeler que depuis sa mise en place en 1958, ce sont treize hommes qui se sont succédés à la fonction.
En 2014, les prétendants n’étaient une nouvelle fois que des hommes. Il s’agissait de Jacques Delors, Jacques Santer, Romano Prodi, José Barroso, et Jean-Claude Juncker.

Durant 5 années, ce dernier a d’ailleurs occupé la présidence de la Commission européenne, en vertu du principe du « Spitzenkandidat » qui veut que le candidat du groupe arrivé en tête aux élections soit retenu.

Mais comme l’a confirmé Donald Tusk, actuel président du Conseil européen, ce principe ne s’applique pas de façon automatique.

L’occasion de rappeler qu’en 1979, alors que pour la première fois, le président du Parlement européen devait être élu et non désigné, Simone Veil, figure européenne incontournable, fût la première femme présidente du Parlement européen. Cette femme exceptionnelle allait ni plus ni moins briser le plafond de verre, défendre les valeurs auxquelles elle croyait, et contribuer entre autres au renforcement des pouvoirs de cette institution.

Concernant l’élection de la personnalité qui sera conduite à présider la Commission européenne, 2019 pourrait se traduire par un changement notable, en raison de la présence de trois femmes parmi les huit candidats.

Ska Keller
Margrethe Vestager
Violeta Tomic

Compte tenu des qualités de chacune de ces femmes engagées, la présidence de la Commission européenne pourrait fort bien revenir à l’une d’elles.
Et un nom est souvent cité : celui de Margrethe Vestager.

Sans chercher à reprendre la célèbre maxime du poète du XXe siècle Louis Aragon « L’avenir de l’homme est la femme », transformée par Jean-Ferrat en « La femme est l’avenir de l’homme », une question vient à l’esprit.

Une femme saurait-elle redonner à la Commission européenne une nouvelle dynamique au Vieux Continent, et surtout offrir de nouvelles et intéressantes perspectives aux hommes et femmes des 28  pays membres confrontés à bien des défis politiques, économiques, sociaux, environnementaux et culturels ?

Women e-Life revient très vite sur la question, chronique à la clé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.