MAY BE OR MAYDAY* ?

Peut-être, mais c’est pas sûr !

Il faut reconnaître que Theresa May sait y faire avec les honorables députés. Du moins chez elle, au Royaume-Uni.

En obtenant mardi 29 janvier le «  mandat  » qu’elle sollicitait auprès du Parlement britannique pour tenter de renégocier le traité de sortie de l’Union européenne, notamment sur la question du « backstop » nord-irlandais, la Première ministre s’est vue confirmée dans sa mission. Une mission délicate pour ne pas dire impossible.

Car au lendemain de ce vote, Londres et l’UE apparaissent sur des trajectoires opposées, Bruxelles ayant rejeté l’appel des parlementaires britanniques. L’Union européenne exclut sine die toute renégociation.

Que diable peut-il se passer d’ici la date fatidique du 29 mars 2019 ?

Il faudra beaucoup de talent et de pouvoir de conviction à Theresa May pour sortir de l’imbroglio qui a un goût de pudding qui se sert d’ailleurs aussi bien sucré que salé.

Quant à Michel Barnier, Négociateur en chef responsable du groupe de travail de la Commission chargé de la préparation et de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni au titre de l’article 50 du traité de l’Union européenne, il risque fort d’avaler de travers.

D’ailleurs, c’est une fin de non-recevoir que s’est vue infligée la Première ministre britannique qui comptait bien remonter sur le ring UE pour renégocier l’accord auquel était parvenues les parties en présence.

Alors faut-il en déduire que le May be risque fort de se transformer en Mayday ?
Autrement dit, Theresa May va t’elle devoir envoyer un signal de détresse aux sujets de sa Majesté ?

Sachant que le 29 mars approche à grands pas, on comprend que tous les membres des équipages de l’UE comme du Royaume-Uni qui espéraient une honorable sortie du dangereux Brexit, se préparent à enfiler leurs gilets de sauvetage.

NB: Mayday est une expression utilisée internationalement dans les communications radio-téléphoniques pour signaler qu’un avion ou qu’un bateau est en détresse et que la vie humaine est immédiatement menacée, par exemple en cas d’incendie à bord, ou de naufrage.

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