UN NOËL SANS SEXISME


Alors que les légitimes revendications concernant l’égalité hommes femmes mais aussi les premières décisions prises en la matière remontent en France à plus de 200 ans, d’une part, et tandis que la gent féminine revendique depuis quelques temps haut et fort ses droits au respect et à la reconnaissance à un égal traitement que celui des hommes, d’autre part, l’absence de mention de la mère Noël en ce XXIe siècle pose question.

Pourquoi ne parle t’on que du père et jamais de la mère ?

D’origine romaine, cette fête chrétienne qui s’est par la suite sécularisée, reste dans la plupart des pays, un temps fort, les 25 décembre de chaque année. Qu’il s’agisse de Santa Claus (dans le monde anglophone) ou de Weihnachtsmann (en Allemagne), Noël ou encore la Saint-Nicolas, sont célébrés avec la même ferveur.

Cette tradition festive qui appelle rassemblement familial et cadeaux, apparaît toujours ancrée au sein de la société pour le plus grand bonheur des adultes et plus particulièrement des enfants.

Mais où est donc passée mère Noël ?

Généralement présentée comme une femme âgée, corpulente et aimable, préparant des biscuits dans la maison du père Noël, la mère Noël est bien l’épouse du vieil homme à la barbe blanche Il se dit qu’elle assiste parfois la production de jouets, et  qu’elle supervise les lutins.
C’est donc une femme de tête et d’action. Mentionnée pour la première fois dans Une légende de Noël écrite en 1849 par James Rees, un missionnaire chrétien basé à Philadelphie, la mère Noël fût ensuite mentionnée dans les pages du Yale Literary Magazine en 1851.

Dans le roman comique Le métropolite de Robert Saint-Clar, elle apparaît en 1862 dans un rêve comme une femme, portant de hautes bottes, des jupons courts et rouges, et un grand chapeau de paille.
La Mère-Noël apparaît également dans le livre pour enfants Lill in Santa Claus Land and Other Stories, écrit par Ellis Towne, Sophie mai et Ella Farman, publié à Boston en 1878.

CE Gardner la mentionne dans son article Un Hickory Retour-Log  publié dans le magazine Good Housekeeping en1887). Elle est alors décrite portant une longue cape de couleur vive, ample et simple, et affichant un visage bienveillant.

Mais c’est l’écrivaine Katharine Lee Bates qui a popularisé la figure de la mère Noël, à travers son poème Goody Santa Claus on a Sleigh Ride, en 1889. Dans le poème, la mère Noël déplore que seul son mari soit glorifié, reprochant de ne recevoir aucune reconnaissance malgré son travail acharné dans la confection des cadeaux. Elle refuse de se considérer comme femme au foyer et finit par supplier son mari de l’emmener avec lui sur son traîneau pour distribuer les cadeaux aux enfants.

Après être parvenue à le convaincre, la mère Noël descendra dans une cheminée pour réparer les chaussons d’un pauvre enfant et le remplir de cadeaux. Le premier pas est franchi.

A la lecture de ce qui vient de vous être rapporté en s’inspirant de sources magiques, vous comprendrez qu’aujourd’hui la mère Noël mérite d’apparaître au même titre que le père Noël. Non mais sans blague !

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